mercoledì 30 maggio 2012

Slain Syrian Filmmaker Traded Study For 'Revolution'


by Kelly McEvers 



Description: Bassel Shehadeh, a budding Syrian filmmaker, left Syracuse University and returned to his homeland, where he filmed the uprising. He was recently killed during fighting in the central city of Homs. This photo was provided by the Shaam News Network.
Shaam News Network/AFP/Getty Images
Bassel Shehadeh, a budding Syrian filmmaker, left Syracuse University and returned to his homeland, where he filmed the uprising. He was recently killed during fighting in the central city of Homs. This photo was provided by the Shaam News Network.


May 29, 2012
The Syrian uprising has claimed an estimated 12,000 lives. And since foreign journalists are rarely allowed in, many reports provide little beyond the number of people killed. But behind the numbers are lives. As part of an occasional series on those who have died, NPR's Kelly McEvers has this report.
Bassel Shehadeh started out as an IT major in Syria. But it became clear that what he really wanted to do was make films.
In 2009, he shot this film http://www.youtube.com/watch?v=eW1bsRBnzFM&hd=1 about humanitarian groups bringing aid to drought victims in northwest Syria. His friends say he had a knack for finding joy in despair.
Shehadeh finished at the top of his class http://www.youtube.com/watch?v=jH-77BvwJfA&feature=youtu.be,  and after spending some time in the U.S., his friends say he applied for a Fulbright scholarship. He got the scholarship, and before heading off to study at Syracuse University, he bought a motorcycle and decided to take a big road trip.
A friend says that at one point Shehadeh ended up in Afghanistan, which surprised everyone who knew him. His trip ended in India.
That was right around the beginning of the Syrian uprising, in the spring of 2011. Shehadeh went back home to Syria's capital, Damascus, and joined the protests. He was arrested and detained for a few days. After his release, he left for Syracuse.


Going Back To Syria
But friends say he just couldn't deal with the guilt that nearly everyone he knew was back in Syria, fighting and sometimes dying for what they believed would be a better country. Shehadeh quit the program and made his way back home again.
Our NPR colleague, Rima Marrouch, met him around that time.
"And he told me, 'I couldn't be away when the revolution is happening. I needed to come back. You can always study later,' " Marrouch says.
Back in Syria, Shehadeh trained other activists and citizen journalists how to shoot and edit their video footage.
He eventually ended up in the city of Homs, a site of some of Syria's most brutal violence. Shehadeh and four other activists were out filming recently when government troops began shelling an area where rebels had taken refuge inside people's homes.
We reached Shehadeh's friend Hassan by Skype. He was with Shehadeh that night.
When the shelling started, they all ran, Hassan says.
"I stayed back to lock my car. I saw the first shell fall. Then the second. We took Bassel and the others to the field hospital, but the doctor said they were already dead. They had shrapnel everywhere," Hassan says.
Hassan was the only one who survived. That night, the bodies were washed and shrouded in white sheets http://www.youtube.com/watch?v=C72qh2AXV7w, and a small group marched them through the alleyways of Homs. "Heaven open your gates," they chanted. "Your students are coming soon." Tiny flashlights illuminate Shehadeh's face.


A Short Film About A Boy



Perhaps one of the most moving things Shehadeh ever made was a short poem of a film called Saturday Morning Gift.
It's based on interviews he did with a boy who survived war between Israel and the Lebanese group Hezbollah in 2006.
A boy lies in a bed on a sunny morning, half-asleep and half-awake. He remembers how one of his favorite things was to be woken up by his mom, as she tickled his toes, started the coffee, played Arabic music.
I hate airplanes, the boy says, back asleep again. Then, he has a nightmare about the explosion, and we're to assume that his family has been killed. The screen goes dark, and a silhouette of a dreaming boy walks down the hallway to meet his fate.
Lava Selo contributed to this report.



sabato 26 maggio 2012

Cannes: BHL sur le tapis rouge avec des ex-rebelles libyens et des insurgés syriens


LE SERMENT DE TOBROUK - Bande-annonce VF par CoteCine

En exclusivité, la bande-annonce du film de Bernard-Henri Lévy, « Le Serment de Tobrouk » par BernardHL
La guerre de Libye vue de l’intérieur, sur le terrain et dans les capitales du monde, par ceux qui l’ont faite- libyens, français et autres.
Après trente ans de combats sur différents théâtres de conflit de la planète, un homme, Bernard-Henri Lévy, nous conduit, ici, et nous emmène avec lui, sur les traces de Malraux, d’Hemingway, des français libres de la deuxième DB du Général Leclerc, mais aussi de lui-même.
Six mois d’une dramaturgie exceptionnelle, six mois d’une guerre de libération aboutissant à la chute de l’une des plus longues, des plus implacables, dictatures modernes. Une guerre qui a un début mais peut-être pas de fin.
Le making-of d’une guerre.




Bernard-Henri Lévy donne une conférence de presse avant la projection du « Serment de Tobrouk »

Bernard-Henri Lévy entouré de deux combattants syriens masqués à Cannes
Bernard-Henri Lévy et deux combattants syriens - REUTERS/JEAN-PAUL PELISSIER
Entouré de six acteurs de la révolution libyenne et de cinq militants syriens, Bernard-Henri Lévy a donné une conférence de presse, vendredi 25 mai, à Cannes. Deux des militants syriens, le visage masqué par le drapeau de leur pays et des lunettes noires, ont été présentés comme "des combattants qui ont quitté clandestinement la Syrie il y a quelques heures pour découvrir avec nous Le Serment de Tobrouk".
Contrairement à l'usage qui veut qu'un cinéaste rencontre la presse après la projection de son film, le réalisateur du Serment de Tobrouk s'est exprimé avant que l'on puisse voir ce documentaire, tourné pendant le soulèvement contre Khadafi. Thierry Frémaux, délégué général du Festival, a expliqué ainsi cette entorse à la règle : "Nous voulions que la conférence porte sur ce dont parle le film plutôt que sur le film lui-même".
Bernard-Henri Lévy et l'équipe du film "Le Serment de Tobrouk" à Cannes
Bernard-Henri Lévy et l'équipe du film "Le Serment de Tobrouk" - REUTERS/JEAN-PAUL PELISSIER
De fait, les journalistes présents, moins nombreux que ceux qui se pressaient le matin pour interroger Robert Pattinson, l'acteur principal duCosmopolis, de David Cronenberg, ont posé des questions politiques plus que cinématographiques. La plupart d'entre elles ont été éludées, comme cette interrogation d'un journaliste israélien qui a demandé aux membres de la délégation libyenne si leur pays comptait rétablir des relations diplomatiques avec l’État d'Israël.
Moustapha El-Zagizli, que Bernard Henri-Lévy a présenté comme "le prince deschabab", aujourd'hui chargé du désarmement des milices, a raconté sa rencontre avec "mister Bernard", aux tout premiers jours du soulèvement, à Benghazi. Le philosophe a expliqué que les militants syriens représentaient, dans la salle des conférences de presse, "les dédicataires de ce film". Pour son coréalisateur (avec Marc Roussel), Le Serment de Tobrouk "montre ce qui doit être fait en Syrie", une intervention militaire internationale "qui n'était pas plus facile à Benghazi qu'elle ne le serait à Homs".
Thomas Sotinel


Vendredi 25 mai 2012, 19h35
Pour symboliser "le passage du flambeau de la Liberté" entre ex-rebelles libyens et insurgés syriens en guerre, Bernard-Henri Lévy est venu accompagné, vendredi à Cannes, par des vétérans libyens et deux opposants clandestins au régime de Damas.
L'écrivain-philosophe avait prévu et annoncé que des invités libyens, rencontrés l'an dernier pendant les combats, fouleraient à ses côtés le tapis rouge pour la projection de son documentaire présenté en sélection officielle (séance spéciale), "Le serment de Tobrouk".
Outre ces ex-rebelles, aujourd'hui membres de la nouvelle élite libyenne, deux Syriens sont clandestinement sortis de leur pays, via des pays limitrophes pour monter les marches vendredi soir aux côtés de l'équipe du film.
Par crainte de représailles contre leurs familles, ils ont demandé à conserver l'anonymat et sont apparus masqués vendredi en conférence de presse à Cannes, visage et tête dissimulés sous d'épaisses lunettes noires et des drapeaux de la "Syrie libre".
"Ils étaient en Syrie il y a encore quelques heures, ils sont sortis clandestinement (...) et ont pris des risques insensés pour être avec nous ce soir", a déclaré BHL.
Le philosophe Bernard-Henri Levy attend l'arrivée du président français Nicolas Sarkozy le 15 septembre à Tripoli. (Photo Eric Feferberg/AFP/Archives)
L'écrivain a appelé les spectateurs à regarder "Le serment de Tobrouk", "documentaire personnel, donc subjectif" comme "un film de cinéma doit l'être". "Mais je vous demande aussi de le voir avec un regard à double foyer: le regard d'une guerre gagnée et le regard d'une tragédie en cours", a-t-il ajouté.
Jeudi après-midi, c'est derrière les rideaux tirés d'un bureau parisien, au rez-de-chaussée d'un immeuble d'un quartier chic, que Libyens et Syriens avaient fait connaissance, en présence d'un reporter de l'AFP.
En arabe, Suliman Fortia, l'un des héros du bastion rebelle libyen de Misrata, a expliqué aux deux Syriens que "Bernard-Henri Levy a été le premier à être venu en Libye. Ce qui s'est passé l'a été grâce à lui, car il connaissait Sarkozy".
"Je vous souhaite la même chose. Bachar est un tyran comme Assad, il faut le faire tomber... Ma famille a lutté pendant trente-six ans, il faut avoir du courage".
En anglais, langue que certains d'entre eux comprennent, BHL a lancé: "Aux Jeux Olympiques, il y a quelque chose qui s'appelle le passage du flambeau. J'aimerais que demain, à Cannes, vous passiez le flambeau de ce que vous avez fait à nos amis syriens. C'est le sens de notre rencontre. Vous avez la flamme de la liberté, vous la passerez à nos frères syriens".
L'un des deux Syriens, désormais officier dans l'un des groupes rebelles, ému aux larmes, est alors sorti de la pièce. Avant de revenir pour que, sur un écran de télévision, tout le monde visionne le "Serment de Tobrouk".


venerdì 25 maggio 2012

Les Tunisiens ont peur, le peuple tunisien est inquiet


Fonte:  http://www.tunisienumerique.com

Les Tunisiens ont peur, le peuple tunisien est inquiet

Peur de la voie sans issue dans laquelle le Gouvernement de la Troïka , sous la domination d’Ennahdha , persiste à engager le pays, jour après jour.

Peur des annonces et déclarations faites par ses facteurs, les présidents de l’Assemblée constituante et de la République.

Inquiets pour l’avenir, car ils constatent qu’Ennahdha, incapable de les rassembler, elle cherche à les opposer, à les diviser (pour mieux régner ?) entre musulmans (ses partisans) et mécréants (tous les autres).

Inquiets, car jour après jour, des violences et des provocations sont commises par des groupes, on parle de milices, ciblant des intellectuels, des journalistes, des membres de l’opposition les empêchant de s’exprimer ou d’exercer leur droit de grève ( Zied Krichène, Hamadi Rdissi, Jaouhar Mbarek, Maya Jéribi… ) des  femmes, des libraires , l’UGTT…



Des menaces sont proférées, des tentatives ici et là pour appliquer la charia (attaque des bars, tentative de couper la main à une personne accusée de vol à Jendouba …) la situation se tend et la paix civile est menacée, tout cela devant une passivité complice du Gouvernement.

Inquiets, parce que préservation et développement des libertés publiques et privées, de l’esprit de tolérance, et de l’État civil demeurent des promesses …non tenues et à la place, c’est un climat délétère, de suspicion et de stigmatisations qui s’instaure (procès de journalistes, harcèlement et atteinte à leur intégrité physique, atteintes au droit de grève, assimilé à une activité politique qu’il faut combattre en faisant appel à des «partisans du pouvoir».

l’UGTT est accusée de servir les intérêts des contre révolutionnaires, tout opposant au Gouvernement, partis, associations, fait partie soit des résidus du régime déchu, soit des alliés objectifs des contre révolutionnaires, elle s’oppose à la volonté du peuple, il s’oppose à la réalisation des objectifs de la Révolution (A. Lariadh)

Inquiets, parce que tous ces interdits leur font craindre (aux tunisiens) un retour vers des heures funestes.

Inquiets, car jour après jour Ennahdha se dévoile et peine à maintenir une façade modérée et son discours sur son choix pour un État civil n’est plus crédible (même si elle donne l’impression de lâcher du lest devant la pression de la société civile) et son projet de transformation de la société prend forme, en effet, elle cherche à changer notre société, notre mode de vie, attenter à nos libertés et à nos acquis.

La main mise sur les rouages de l’État

Elle s’acharne à procéder à une opération de destruction méthodique, insidieuse et subtile des acquis de modernité, de tolérance et de liberté, nous séparer de nos enfants disent ils (dixit Mourou) est ce pour en faire des fanatiques, rétrogrades et intolérants ou des kamikazes au service de causes (Syrie,Irak…) voulues et programmées ailleurs par Qaradhaoui, et autres Émirs des pays du golfe ?

Inquiets, parce qu’au prétexte fallacieux de réformer et d’assainir, l’objectif, en cours de réalisation, est de mettre la main et de contrôler les secteurs clefs de l’administration et des institutions publiques.

En effet, jusqu’ici, les seules «réformes» opérées et parfois en catimini, se résument en la nomination de parents, amis et apparatchiks dans les administrations et les institutions publiques (en dépit des règlements et lois en vigueur), non pas sur la base de la compétence et de l’expérience mais uniquement sur la base de l’allégeance et l’appartenance aux partis de la troïka et surtout à celui d’Ennahdha (21 gouverneurs sur 24, 40 délégués, les PDG des entreprises les plus importantes…).

Ces nominations confirment les appréhensions et soupçons que le seul objectif poursuivi est celui de la maîtrise des rouages de l’État en vue des prochaines élections. (Le ministre du Sport a d’ailleurs annoncé qu’Ennahdha serait au pouvoir au moins jusqu’en 2017)

Ce qui se passe actuellement avec la télé et les radios nationales entre dans ce cadre, l’objectif étant de contrôler ces médias et d’en faire un outil de propagande.

De même pour la destitution du directeur général de l’INS (parce qu’il a donné des chiffres qui ne plaisent pas) – c’est comme si casser le thermomètre faisait disparaître la fièvre !- ou celle de l’OTC et président de l’ACEP (association des chefs d’entreprises publiques) on le destitue parce que, coupable d’appeler au respect de la loi et à la concertation, lors de la nomination des hauts cadres de l’administration, le prochain serait ce le Gouverneur de la BCT ?

Inquiets, parce que ils réalisent que c’est une politique voulue, conçue et planifiée pour mettre au pas l’administration et tous les autres pouvoirs (les médias, la justice, les juges et les avocats) selon un schéma bien rodé : On accuse les concernés d’être corrompus, (nous détenons des listes) ou d’agir au profit d’agendas politiques de l’opposition, on sort au besoin les nervis de service pour harceler, intimider puis agresser, ou on crée des problèmes /diversions pour détourner l’attention du peuple.

Les salafistes à l’université de la Manouba, tantôt c’est l’importation de prédicateurs aux discours obscurantistes semant « la fitna », une autre fois c’est la profanation du drapeau, un sit-in devant la maison de la télévision nationale ou l’Assemblée Constituante réclamant la privatisation des médias publics ou l’application de la chariaa, ou l’interdiction aux « destouriens » de se présenter aux prochaines élections.

Le ministre des Domaines de l’État S.Hmidane insulte tous ceux qui ont travaillé sous l’ancien régime et les menace de les pendre s’ils ne se taisent pas, au même moment son adjoint N.Hnène s’érige, au mépris de la loi, en inquisiteur veut faire passer la liste des personnes dont les biens seront confisqués de 175 à au moins 2000 et de transiger avec ceux qui voudront bien se confesser à lui !!!…) puis vient le tour d’un ministre de donner le ton tantôt c’est Lotfi Zitoune ou Dilou suivi de A.Laraidh (Echaab yourid) puis la sentence finale est donnée par le président Ghanouchi (Radhia allahou Anhou) et on procède aux nominations sans tenir compte ni de la protestation de l’opinion publique ni de celle des administrés.

Il ne faut pas chercher ailleurs, l’origine de ce climat insurrectionnel qui règne dans le pays de Aïn Draham à Gafsa, ce ne sont ni l’UGTT ni l’opposition qui en sont les instigateurs, c’est cette inquiétude quant à leur devenir et la désespérance dans laquelle les plonge l’incurie et l’incompétence du Gouvernement qui en sont la cause.

Les attentes du peuple reléguées au second plan face aux priorités du Gouvernement

En effet les Tunisiens sont Inquiets, car, fatigués par une année d’une angoissante incertitude, ont vu, dans le retour à une certaine légitimité par les urnes, la fin ou du moins l’allègement de leurs souffrances causées par la précarité, l’insécurité et la peur du lendemain et ont cru que le Gouvernement, comme promis dans la campagne électorale, allait, enfin s’occuper de leurs problèmes urgents, problèmes qui ont été à l’origine de sa Révolution :

• Trouver une solution au chômage qui ne cesse de croître,

• Réduire les inégalités régionales et œuvrer à une meilleure justice sociale dans la répartition des richesses entre les différentes catégories de la population.

• Rédiger une nouvelle constitution (c’est la tâche essentielle pour laquelle ont été organisées les élections du 23 octobre 2011)

Ils constatent, cinq mois après la formation du Gouvernement Jebali et la répartition des postes (les parts du gâteau ?) entre les membres de la Troïka après d’âpres discussions, et 17 mois après la révolution, que la situation n’a pas changé, elle a plutôt empiré!

• Le chômage (surtout celui des diplômés) continue à battre des records 19, 2% contre 10,5% en moyenne dans les pays de l’UMA

• Les prix, surtout ceux des produits alimentaires atteignent des sommets inconnus, l’inflation est passée en un an de 3,5 à 5,5%

• La constituante n’a pas écrit une seule ligne de la future Constitution (l’accueil de Qaradhaoui, et les discussions pour l’amélioration des émoluments des élus sont plus urgents !)

• Le dossier des martyrs et des blessés n’a pas connu l’once d’un progrès – C’est vrai qu’ils ne sont pas membres du parti- le paiement de la compensation due aux militants d’Ennahdha passe avant !

• Le Gouvernement n’a pas fixé de délais, à part des annonces contradictoires des uns et des autres membres de la Troïka, pour les prochaines échéances électorales, ni donner des précisions sur l’organe qui supervisera les élections…)

• Pas de feuille de route (pour la réforme des médias, de la Justice), ni de programme économique et social, pour rassurer les bailleurs de fonds et nos partenaires étrangers et inciter les investisseurs locaux et étrangers.

Les apprentis politiques et la logique des controverses

Les ministres, incompétents/inexpérimentés pour la plupart, parce que le seul critère retenu pour leur nomination a été le nombre d’année de prison ou le degré de parenté avec le guide Ghannouchi (Radhia Allahou Anhou) sont occupés à régler leur compte avec l’histoire avec un esprit revanchard plutôt qu’à régler les problèmes des citoyens, de caser leurs proches ou d’essayer de détourner l’attention du peuple sur des questions marginales.

Pour le ministre des Affaires Religieuses, la constitution d’un fonds pour le mariage (sic) passe avant de rendre les mosquées à leur fonction première, qui est la prière et non la distillation de la haine et l’appel au meurtre.

Pour le ministre de la Réforme administrative la semaine de cinq jours est une réforme urgente qui ne peut attendre et la gestion de son parti est une tâche prioritaire qui ne peut être déléguée.

Pour le ministre des Droits de l’homme, l’indemnisation des ex-prisonniers, militants de son parti est légitime et urgente, alors que les réponses aux doléances des martyrs et blessés de la Révolution, peuvent attendre, comme l’instauration de la justice transitionnelle.

Pour les ministres chargés de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur, le retour de l’enseignement zeitounien est une ardente obligation et passe avant les réformes que réclame le corps enseignant.

Le ministre des Affaires Sociales, quant à lui, il veut imposer aux couches laborieuses une année blanche au niveau des augmentations salariales alors que les prix connaissent une flambée inconnue à ce jour, quand on sait que les ministres ou ayant rang et attributions de ministres, dont le nombre dépasse 80 bénéficient de 4600D de salaire et d’avantages exorbitants en nature (voitures, essence, femmes de ménage…) et certains cumulent logement et indemnité.

Les élus à la Constituante négocient en catimini l’augmentation de leurs indemnités – pour les faire passer à 4200D- parce que la vie est devenue chère et qu’ils n’arrivent plus à joindre les deux bouts ! alors le gel des salaires des petits devient une proposition indécente.

Le Tunisien et la Loi de Finances complémentaire:

Vainement, il attend (le Tunisien) l’ébauche d’un programme, même la Loi des finances complémentaire, qui selon le Gouvernement devait répondre aux aspirations des populations, ne parait pas si « révolutionnaire » qu’il devait l’être. Plusieurs dispositions ne sont que la reprise de celles déjà inscrites dans la Loi de finances élaborée et conçue par le Gouvernement Caïd Essebsi ou pire encore dans les Lois de finances successives prises par le Président déchu. Il en est ainsi pour :

- La non application des dispositions de l’article 43 du Code de l’Impôt,

- L’abandon des pénalités de retard et frais de poursuite en cas de règlement du principal,

- Le soutien fiscal à l’embauche,

- La prise en charge de la quote-part patronale au régime de la CNSS,

- La prise en charge du différentiel entre le taux d’intérêt des prêts et le TMM pour le secteur du tourisme,

- L’abandon de 50 % du principal et l’abandon des pénalités de retard et frais après dépôt de déclarations rectificatives, etc…

Plus grave encore, pour une Loi de finances complémentaire qui se veut être la première Loi de finances post-révolution, voilà que l’on assomme les entreprises par des dispositions complexes, voire inapplicables comme :

– l’inscription des montants exonérés de l’impôt au passif du bilan dans un compte de réserve spéciale (art. 24 et 25 de la Loi de finances complémentaire), chose le plus souvent impossible sur le plan comptable;

– la nouvelle définition donnée au déficit fiscal (art. 37 de la Loi de finances complémentaire);

– le « blocage » par les banques de tout transfert vers l’étranger de peur d’être condamnées à payer, à titre de sanction, 20 % du montant transféré;

– l’augmentation injustifiée du tarif du droit fixe d’enregistrement (art. 43 de la Loi de finances complémentaire);

– l’application avec effet rétroactif d’une disposition contestable tendant à appeler en responsabilité solidaire les dirigeants d’entreprises (art. 51 de la Loi de finances complémentaire);

– etc…

Quant au budget complémentaire pour 2012, comment ne pas s’inquiéter devant certaines données :

1. Un taux de croissance de 3,5 % alors que le MAROC et la TURQUIE n’ont retenu pour 2012 qu’un taux de 3 % pour tenir compte des difficultés et aléas de l’Economie Mondiale.

2. Un pourcentage minoré du déficit budgétaire par rapport au PIB = 6,6% alors que, selon les calculs de la BCT, le déficit doit se situer autour de 8,9 % (6.218 MD et non pas 4.568 MD).

En effet, les autres ressources exceptionnelles et non récurrentes, correspondant au produit des confiscations (1.200 MD) et la contribution volontaire (450 MD), ont été tout simplement assimilées à des ressources normales alors que de toute évidence elles ne le sont pas!

3. Des dépenses imprévues et non affectées qui font, en l’espace de quelques mois, un bond extravagant : 4,1 % du budget initial 2012 à 5,55 % du budget complémentaire 2012.



Mais les inquiétudes ne s’arrêtent pas là, car il en reste une et de taille :

Doit-on croire que le Gouvernement a élaboré un budget complémentaire et une Loi de finances complémentaire juste pour « s’approprier » une réserve générationnelle provenant de la cession de Tunisie Telecom en 2004?

Or, une réserve générationnelle de 1.200 MD ne peut être « consommée » par un Gouvernement et par une même et seule génération, en l’occurrence celle qu’a vécue la cession de Tunisie Telecom.

L’idée n’était-elle pas au départ de réserver cette manne aux générations futures et non pas à celle du moment?? Est-ce normal? Est-ce juste?

La question mérite bien d’être posée!

Inquiet, les tunisiens constatent , que le gouvernement au lieu de chercher à calmer le jeu, à rechercher le consensus, ne cesse d’inventer et de créer des problèmes, de les instrumentaliser pour faire diversion et détourner l’attention du peuple de ses vrais problèmes, que les partis au pouvoir donnent l’impression par leurs agissement et leurs déclarations qu’ils n’ont pas l’intention de se plier aux exigences de l’étape transitoire rompant avec les impératifs du consensus qu’exige la transition, Ennahdha, et ses complices cherchent par tous les moyens, sous couvert de légitimité électorale, à assoir leur pouvoir malgré la résistance et l’âpreté des protestations des régions laissées seules sans encadrement, ni appui ni couverture politique (à part quelquefois des communiqués laconiques des partis d’opposition)

La Tunisie a peur parce que la machine à perdre de l’opposition s’est mise en marche, les partis politiques de l’opposition continuent à s’étriper, sitôt unis sitôt de nouveau divisés, ils restent empêtrés dans leurs querelles intestines et stériles de leadership, au désespoir de la société civile fatiguée de s’opposer , seule, aux partis de la troïka et à leurs affidés, pourtant ce n’est pas la réalisation de miracles qu’il leur est demandé , s’unir autour d’une plate forme minimale, en un Front pour la République, pour la réalisation des objectifs de la révolution. Ce front qui groupera le pôle centriste en gestation (parti joumhouri,et celui de la voie sociale), le pôle des destouriens qui doivent s’ (ré)unir , ce Front doit s’ouvrir à toutes les ONG et associations qui acceptent d’adhérer à cette plate forme.

Mr Béji Caid Essebsi a vocation, de par son prestige et l’autorité morale qu’il a acquise, à les fédérer et à créer la dynamique salutaire à assurer un minimum de coordination, à mon avis si El Béji doit rester au dessus des partis, une référence, un garant

Il est demandé à ces chefs de l’opposition un peu plus de modestie et de savoir faire, taire leurs égo devant l’essentiel, et d’arrêter de se décharger sur la société civile, de tout ce qui est censé être leur rôle ; sensibiliser, encadrer, dénoncer, de peur qu’elle (la société civile) ne perde ses illusions et son enthousiasme.

Ennahdha est mise à nue, les tunisiens réalisent que ses membres ne sont pas ces anges qui craignent Dieu et dont on attendait tant, avant les élections du 23 octobre, et dont on a cru les promesses, ils se sont avérés, tout aussi avides de pouvoir, de privilèges, pratiquant le népotisme et le clientélisme que ne l’était Ben Ali, rarement gouvernement n’a été aussi rapidement usé par l’exercice du pouvoir, , l’espoir est permis, encore faut il qu’il y ait quelqu’un en face.

« N’attends pas que les événements arrivent comme tu souhaites, décide de vouloir ce qui arrive …et tu seras heureux » car

« Le succès n’est pas final, l’échec n’est pas fatal, c’est le courage de continuer qui compte »

martedì 22 maggio 2012

Djerba, la Moschea Sidi Bahri

I bulldozer sono arrivati molto preesto alla mattina, non abbiamo nemmeno avuto il tempo di capire che cosa stesse succedendo. In poche ore la moschea non c'era piu'. Hanno accatastato le pietre in un terreno vicino e giorno dopo giorno un omino le ha divise per misura. Ovunque si parla di questo evento denunciandolo e non capacitandosi per quale recondito motivo sia stata presa una decisione cosi' drastica. Forse le notizie piu' concrete sono quelle che dicono che i rappresntanti dell'RCD avevano sempre bocciato il progetto di rinnovamento. Caduto il partito leader la Moschea è stata usata come esempio di rinnovamento, che il potere non è piu' in mano alla vecchia guardia, quello che prima era sempre vietato oggi  è permesso.

Oggi la moschea è in costruzione, è stato finito il piano terra e si è passati alla costruzione del primo piano. Dove si trovano i fondi per i lavori? I cittadini finanziano. In diversi negozi nel rione della moschea appaiono lunghi elenchi di materiali di cui si necessita e alla fine un conto su cui fare le donazioni... i lavori proseguono.






13 febbraio 2011
“Deux bulldozers se sont attaqués, dimanche 13 février, à la mosquée de Sidi El Bahri, un symbole religieux de la l’île de Djerba, connu sous l’appellation de la mosquée des Pêcheurs à Houmet Essouk, un édifice de 3 siècles d’âge.    Tout a était détruit, hormis le minaret de la mosquée. Cela ne constitue pas la première tentative de la destruction de la mosquée. L’Institut National du Patrimoine et l’Association pour la Sauvegarde de l’Île de Djerba ont déjà mis en échec une tentative de destruction de la mosquée car ce geste constitue une atteinte à un patrimoine historique et un monument symbole de l’architecture typique de l’île.    Les personnes qui se sont prises à ce lieu de culte, disent qu’ils font partie d’une structure responsable de la gestion des affaires de la mosquée. Ils ne disposaient d’aucune autorisation de démolition accordée ni de la part de la municipalité ni du ministre des affaires religieuses.  L’association de la sauvegarde de l’île de Djerba ainsi que la municipalité de la ville de Houmet Essouk ont essayé de s’opposer à cette action surtout que la l’autorisation de construction détenue a été gelée depuis 2009.   En effet, cette structure a essayé de construire une nouvelle mosquée à la place de celle de Sidi El Bahri en 2009, mais cette demande a été refusée pour préserver l’authenticité du monument et a été du surcroit légalement gelée et retirée.    L’association de la sauvegarde de l’ile  de Djerba compte déposer une plainte contre ces personnes.”

http://www.tunivisions.net/27788/152/149/djerba-la-mosquee-de-sidi-el-bahri-detruite.html




sabato 19 maggio 2012

L'oro grigio: Coltan

COLTAN. La febbre del coltan, un minerale raro richiestissimo dall’industria ultratecnologica. Serve a ottimizzare il consumo della corrente elettrica nei chip di nuovissima generazione. E’ una delle cause della guerra che sta devastando il Congo. La popolazione lavora fino allo sfinimento fisico nelle miniere di coltan unicamente per finanziare l’esercito in guerra permanente, ed una losca schiera di cinici affaristi provenienti ed operanti in vari paesi. Oltretutto le miniere di coltan sono devastanti per l’ambiente e per la salute.

Fonte: ATTAC Italia, Granello di sabbia http://attac.org indexit.htm di Marina Rini
KINSHASA. Martin Nkibatereza si alza, raccoglie la sua sabbia nera e la mette in un sacchetto di plastica. Sono almeno due ore che scava e spezza le rocce con il piccone sotto il sole cocente. Si asciuga il sudore della fronte con uno straccio lercio e lurido e si ripara all’ombra di un mango per consumare il suo pasto frugale: farina di manioca stemperata nell’acqua. Ciononostante l’uomo è contento. Sa che la sua fatica sarà ricompensata da un buon gruzzolo di dollari. Ha però un po’ di paura. La zona è piena di ribelli che ogni tanto, specie quando sono ubriachi, attaccano sparando all’impazzata, senza un obiettivo preciso. Così, per seminare terrore tra i civili. Tutt’intorno ci sono uomini armati che guardano e controllano. L’area da proteggere è strategicamente importante, qui dalle miniere a cielo aperto si estrae il coltan, il minerale più ricercato del momento. Al calar del sole centinaia di uomini come Martin escono dalle buche scavate nel terreno e dalle lunghe trincee che tagliano le colline, trasportando con fatica i loro sacchi di plastica. Siamo nella giungla tropicale della Repubblica democratica del Congo, nella parte orientale del Paese, dove dall’agosto 1998 infuria la guerriglia. Da una parte ci sono i ribelli e i loro alleati, soldati ugandesi e ruandesi che occupano il territorio congolese, dall’altra le milizie hutu che sostengono il governo di Kinshasa. In palio ci sono le immense ricchezze del sottosuolo: oro,
diamanti, rame e ora anche il coltan, un minerale raro che contiene tantalio e niobio (che un tempo di chiamava colombite). Per sfruttare le miniere ci si sono messi in tanti: sudafricani, americani inglesi e ora anche i russi e i kazaki, che fanno la parte del leone.
FINO A QUALCHE TEMPO FA NESSUNO LO VOLEVA.
Due volte alla settimana un uomo chiamato Pierre arriva in miniera e compra i sacchetti di sabbia nera a dieci dollari ciascuno. Nessuno di quelli che lo scavano sa perché quell’uomo sia così interessato ad acquistare fango. “Il coltan? Nessuno sa cosa cos’è”, risponde Martin asciugandosi il sudore, “è utile?”. “Il coltan”, spiega il vecchio gestore delle miniere del Congo quando ancora si chiamava Zaire, “veniva sfruttato anche prima della Seconda guerra mondiale, ma è diventato
strategico solo da qualche anno. Prima valeva pochissimo e nessuno voleva estrarlo. Spaccare le pietre sotto il sole non è un lavoro piacevole. Ora è richiestissimo dall’industria ultratecnologica e le concessioni si sono moltiplicate”. A cosa serve il coltan? A vederlo così non somiglia a niente. Solo fango di sabbia nera con qualche debole scintilla di luce, come se fosse quarzo. Se gli si avvicina una calamita si attacca. In realtà il coltan è un minerale dall’importanza economica e strategica immensa. In particolare, spiegano gli esperti, serve a ottimizzare il consumo della corrente elettrica nei chip di nuovissima generazione. Nei telefonini, per esempio, o nelle telecamere o nei computer portatili dove il problema più difficile da risolvere è quello della durata delle batterie. I condensatori al tantalio permettono un risparmio energetico e quindi una maggiore versatilità dell’apparecchio. Questa la spiegazione ufficiale. Ma parlando con i commercianti che esportano il coltan viene fuori un’altra strana verità. Il coltan è radioattivo e contiene anche un bel po’ di uranio. Non è forse che
questo faccia gola più della tantalite? Il commerciante che regala una bustina di polvere di coltan a Butembo, nella parte nordorientale del Congo, quella per intendersi controllata dagli ugandesi, consiglia vivamente: “Non la tenga in tasca, per carità! La radioattività potrebbe danneggiare i suoi organi genitali”. Oltre a essere l’ingrediente fondamentale nella costruzione dei nostri telefoni cellulari, il coltan è usato nell’industria aerospaziale per fabbricare i motori dei jet,
oltre agli air bag, ai visori notturni, alle fibre ottiche. L’anno scorso quando in tutto il mondo occidentale la gente impazziva perché nei negozi la PlayStation 2 era introvabile, si era diffusa la voce che la vera ragione fosse la carenza sul mercato della sabbia nera che ogni giorno Martin Nkibatereza e i suoi colleghi estraggono dalle miniere nella foresta africana. Per alcuni mesi la guerra ha impedito il lavoro nelle miniere e il coltan non ha potuto raggiungere le sedi della
sofisticata industria hi-tech. Il prezioso minerale è naturalmente anche la causa della guerra che sta devastando il Paese. I proventi della vendita del minerale servono infatti a pagare i soldati e ad acquistare nuove armi.
MORTI DI FATICA PER SFAMARE L’ESERCITO.
Il Congo orientale è la più grossa riserva al mondo di coltan, e in meno di due anni il valore del minerale è cresciuto a dismisura. Fino alla settimana scorsa i ribelli che controllano l’area hanno rivendicato il monopolio sulle esportazioni. “Siamo in guerra”, argomenta Bizima Karaha, uno dei leader dell’Rcd, “dobbiamo mantenere i soldati e tutta la logistica a loro necessaria”. “La realtà è che la popolazione lavora fino allo sfinimento fisico nelle miniere unicamente per sfamare l’esercito che ha trovato nel prezioso minerale un’inesauribile fonte di arricchimento”, risponde Erik Kennes un economista belga che sta
studiando le implicazioni economiche e politiche del “miracolo coltan”. Prima della guerra il Kivu, la regione orientale del Congo, era un’area molto fertile e aveva la reputazione di essere il granaio del Paese. Riforniva di carne e verdure Kinshasa, la capitale distante 1.600 chilometri. Con l’occupazione ribelle il canale commerciale è stato definitivamente interrotto e la gente ha cominciato a chiudere tutte le attività, comprese quelle agricole e pastorali. Da febbraio a dicembre 2000 interi villaggi – si calcola oltre 10 mila persone – sono stati trasferiti nella zona dei giacimenti del coltan. L’organizzazione svizzera World Conservation Union ha lanciato un grido di allarme chiedendo alla comunità internazionale di boicottare il commercio del minerale. Secondo gli ambientalisti elvetici le miniere a cielo aperto congolesi stanno danneggiando l’ecosistema di due riserve naturali considerate universalmente protette dalla convenzione dell’Unesco World Heritage.
VITTIME TRA LE POPOLAZIONI INDIGENE.
Nei parchi nazionali di Kahuzi-Biega e Okapi si sono riversate migliaia di persone che stanno alterando l’equilibrio ecologico della foresta abbattendo alberi e uccidendo gli animali per nutrirsi. La febbre di questo nuovo oro nero ha già provocato un numero alto e imprecisato di vittime tra la popolazione indigena della tribù Mbuti, oltre all’uccisione di numerosi elefanti e alcune specie di gorilla. Quando alla Borsa di Londra il prezzo del minerale si è moltiplicato per dieci
raggiungendo un picco di 400 dollari al chilo, i guerriglieri del ribelle Rassemblement Congolais pour la Democratie (Rcd), che governa la parte del Congo occupato dalle truppe ruandesi, ha persino ordinato di sospendere l’estrazione dell’oro per cercare il coltan. “Con la vendita dei diamanti riusciamo più o meno a guadagnare 200 mila dollari al mese”, dichiara Adolphe Onusumba, presidente della fazione ribelle che controlla anche la regione diamantifera di Kisangani, “con il coltan arriviamo a guadagnare oltre un milione di dollari al mese”. I soldi servono a pagare la logistica militare, il carburante degli automezzi e
degli aerei, il cibo ai 40 mila soldati attestati su un fronte lungo 1.600 chilometri e, naturalmente, le armi. “In realtà solo una piccola parte di sabbia nera ha un certo valore”, afferma Bernard, uno dei 19 comptoir, cioè compratori al dettaglio del Kivu, subito dopo aver chiuso il suo telefono portatile con cui stava parlando a un uomo d’affari tedesco, “una volta acquistati, i sacchetti vanno analizzati e ripuliti”. Da qualche mese Bernard ha la tendenza a frenare gli
acquisti. È una resistenza passiva, spiega, mostrando le carte che rivelano affari per poche migliaia di dollari. Il malcontento ha investito tutti i compratori locali del minerale da quando l’Rcd, fiutando il business, ha deciso di serrare le briglie e di imporre il monopolio sulle vendite all’estero. I commercianti locali dichiaravano di aver comprato 40 tonnellate al mese e su quelle pagavano le tasse mentre i dirigenti ribelli addetti alle finanze sapevano che ne rivendevano oltre 140 tonnellate in nero. Inoltre mentivano anche sul prezzo: sulla carta dichiaravano otto dollari al chilo, in realtà ne guadagnavano da 30 a 80, secondo la qualità. Dallo scorso novembre tutti i comptoir si sono visti annullare le loro licenze commerciali e sono stati obbligati a rivendere il coltan a una nuova società creata per l’occasione, la Société minière des Grands Lacs (Somigl), di cui il Rassemblement congolese detiene il 75 per cento del capitale. La Somigl versa nelle casse del gruppo di occupazione ribelle dieci dollari per ciascun chilo esportato. Nelle prime due settimane di attività la società ha già esportato più di 30 tonnellate di coltan, per un ricavo di 550 mila dollari, cifre da capogiro. La ragione ufficiale dell’istituzione di un regime di monopolio è quella di “combattere le frodi”, controllando l’esportazione. Invece, secondo i comptoirs, i ribelli ruandesi intendono solo riempire le loro casse di denaro
NIENTE DI NUOVO IN CONGO.
Dall’inizio della guerra, nel 1998, tutti i belligeranti stranieri – compresi Zimbabwe, Angola e Namibia, amici del governo di Kinshasa – si sono buttati sulle enormi ricchezze del Congo. “È tornato il Congo di Leopoldo II. Chiunque può venire e prendere la sua parte”, ironizza un prete cattolico di Goma. In effetti, prima dell’ordinanza sul monopolio delle esportazioni, i soldi gestiti dai compratori locali circolavano tra la popolazione. Oggi il milione di dollari mensile guadagnato nell’esportazione del coltan rimane solo a disposizione dei leader dell’Rcd. La rabbia dei commercianti è diventata ancora più forte quando
i leader dell’Rcd hanno affidato la gestione e la direzione della Somigl a una donna ricca dal passato oscuro e la reputazione solforosa: Aziza Gulamali Kulsum, una meticcia araba e burundese di etnia hutu. Proprietaria di una fabbrica di sigarette a Bukavu, al confine con il Ruanda, la donna dirige anche la propria attività di comptoir con una catena di negozi che acquistano la preziosa sabbia nera direttamente dai minatori. Per anni Aziza è stata la principale finanziatrice della
ribellione hutu in Burundi che dispone di basi segrete anche in Congo. La donna ha costruito un impero fondato su un gigantesco contrabbando di sigarette, oro, avorio, diamanti, armi, e ora anche di coltan. “Quando il prezzo del coltan è salito alle stelle”, racconta il presidente dell’Rcd, “stavamo cercando una figura che potesse aiutarci a fare dei soldi e gestire il monopolio per il commercio del minerale. Abbiamo pensato subito a madame Gulamali perché conosce ogni canale legale e illegale di questo Paese. E poi da quando collabora con noi ha smesso di vendere le armi agli hutu”. Dopo l’allontanamento della ribellione hutu
dal Congo orientale, grazie all’occupazione dell’esercito tutsi ruandese, mascherato da ribellione interna, pare che la donna abbia deciso di prendere le distanze dai suoi vecchi amici ed entrare in affari con i nuovi leader venuti da Kigali.
CARNEFICI E VITTIME D’ACCORDO IN NOME DEL COLTAN.
Tuttavia i bene informati rivelano che la società di Aziza, la Shelimed, compra la sabbia nera da chiunque, anche dalle miniere controllate dagli attuali nemici dei suoi soci e dalle milizie hutu ruandesi che hanno bisogno di denaro contante per comprare i kalashnikov. Gli autori e le vittime del genocidio ruandese sembrano così aver inventato un modello di esistenza basato sul commercio. La leggendaria madame si interessa personalmente a tutto. È lei che controlla la merce e si assicura che la sabbia nera sia imbarcata a bordo di aerei protetti dalle squadre speciali dell’esercito ruandese, per essere esportato a Kigali. Nelle zone controllate dagli ugandesi, invece, il monopolio non è mai esistito. A Butembo, per esempio, operano sei grossi compratori stranieri, ufficialmente in concorrenza tra loro. Lo strano, però è che operano in sordina, discretamente. La visita in uno di questi uffici se da un lato lascia insoddisfatti, dall’altra sorprende. Gli impiegati stranieri, a parte un ugandese, sono tutti ex sovietici: russi o kazaki, forse, i quali non vogliono rivelare la loro identità. “Meglio che non le diciamo i nostri cognomi. Io sono Alexiei, lui è Misha. Niente di più. Viviamo in Sudafrica da anni e ora siamo qui solo per seguire il business del coltan”. Ma chi lo compra? Solo alla fine di una conversazione che dura più di un’oretta si riesce a strappare a denti stretti: “Il Kazakistan”. Informazioni riservate in possesso delle Nazioni Unite rivelano che in Kazakistan è diretta la maggior parte del coltan estratto da queste parti e che a organizzare il traffico sia
addirittura la figlia del presidente kazako, Nursultan Nazarbaev, attraverso società di comodo e partner belgi. Particolare inquietante, la figlia di Nazarbaev è sposata con Vassili Mette, direttore generale della Ulba, la società kazaka che si occupa dell’estrazione e della raffinazione dell’uranio e che possiede uno degli impianti più grandi del mondo. Naturalmente non sarebbero estranei al traffico i familiari dei presidente ugandese Yoweri Museveni, e in particolare il fratello
Salim Saleh, noto per avere lo zampino in qualunque affare poco pulito che coinvolga il suo Paese.
UN’INCHIESTA DELL’ONU.
Il traffico illegale di materie prime del Congo è diventato talmente drammatico che il Consiglio di sicurezza dell’Onu ha istituito una commissione di inchiesta che sta attualmente indagando sullo sfruttamento illegale delle risorse congolesi, tra cui il coltan, e del collegamento con il conflitto in corso. Un primo rapporto degli esperti delle Nazioni Unite è appena stato pubblicato rivelando che “le attività commerciali dei Paesi stranieri “invitati” da Kinshasa e “non invitati”
presenti in Congo oltrepassano la qualifica di “sfruttamento illegale”, ma sono diventate un vero e proprio “saccheggio sistematico” delle ricchezze del ricchissimo Paese. I destinatari finali sono, per ordine di importanza, i seguenti Paesi: Stati Uniti, Germania, Belgio e Kazakistan”. Lo sfruttamento delle materie prime è una partita di poker che si gioca fra più fazioni su un campo in rovina. Ma fino a quando? A Bruxelles all’Istituto di studi internazionali sulla tantalite, frenano gli entusiasmi sulla frenesia attuale che circonda il miracoloso minerale. La crescita favolosa del prezzo del coltan nel 2000 è stata eccezionale, ma la tendenza attuale è un po’ al ribasso. L’Africa deve fare i conti con la concorrenza dell’Australia e del Brasile, che stanno scoprendo giacimenti di colombite-tantalite. Difficile dire se la febbre del coltan rimarrà solo un miraggio. È certo però che la strana sabbia nera è un anello indispensabile della catena lucrativa che è alla base della cosiddetta new economy, e l’industria hi-tech continuerà a finanziare la più grande e sanguinosa guerra africana. Per il momento, senza sapere il perché, i contadini nella foresta congolese continuano a riempire i loro sacchetti di sabbia. Tratto da: http://www.mondodisotto.it/congo

Cette semaine le monde des Hacktivistes s’est saisi d’un dossier trop méconnu.  Les Anonymous ont mis leur puissance en matière de communication pour dénoncer et punir les multinationales qui profitent du coltan sans tenir compte des dégâts causés sur les hommes et la nature en République démocratique du Congo.
Cette opération a autant pour but d’informer que d’attaquer quelques grandes multinationales qui font leurs profits du le commerce de cette matière première au mépris des conséquences. Le coltan est un minerai radioactif utilisé en chimie mais surtout dans tous les téléphones mobiles. 80 % des réserves sont en RDC et particulièrement dans la région du Kivu. Des bandes armées sont en lutte pour le contrôle de mines illégales à ciel ouvert, faisant de nombreuses victimes. Ce sont principalement des enfants qui extraient à mains nues ce minerai radioactif, ce qui fait également des ravages. En outre les mines illégales à ciel ouvert détruisent l’écosystème de la région. La guerre pour le contrôle des matières premières au Congo a fait 5 millions de victimes depuis 1998.
L'Allemand Bayer premier sur le coltan
Les entreprises qui en profitent sont avant tout l’Allemand Bayer (via sa filiale HC Stark) qui raffine (en tantalite) la moitié du Coltan en circulation. Sony, Samsung LG et tous les constructeurs de téléphones portables en premier lieu, mais aussi les téléviseurs à plasma, GPS, ordinateurs portables... Ce sont dont les entreprises ciblées depuis le 10 mai par Anonymous. Les moyens d’action sont habituels même s’ils se perfectionnent. Ainsi mettent-ils hors service les sites Internet des entreprises visés, les participants n’ont même plus à télécharger de programme, ils peuvent se joindre à l’attaque directement depuis leur navigateur. Les anonymes ont repéré plusieurs failles de sécurité chez les sites attaqués, on ne sait pas encore si et de quelle manière elles seront exploitées même si on peut miser sur une publication de données confidentielles. A noter que l'opération d'Anonymous se fait dans le cadre de l'OP Greenrights, dont la cible principale jusque là était  Monsento.
Mais certainement plus important, Anonymous informe. La communication est efficace, avec vidéos et communiqué. Les chiffres avancés interpellent, mais ne sont malheureusement pas sourcés, on n’a pas réussi pour l’heure à tous les vérifier. Par exemple :
– Chaque kilo de coltan extrait coûte la vie à deux enfants
– La population d’éléphants aurait diminué de 80% dans la région
– La population de gorilles aurait chuté de 90%
D’importants documentaires commencent à être faits sur la question, d’autant que le coltan est au cœur d’un conflit en RDC qui a fait déjà 5 millions de morts. Le pionnier étant le film allemand : Blood in the mobile.
  • Ci-dessous un film fait pour Canal Plus dans le cadre des jeudi investigation, Du sang dans nos portables (Tac presse).

Libia: primo passo, iscrizione alle liste elettorali.



16 maggio 2012

(ANSA) - BRUXELLES, 15 MAG - L'Ue è stata invitata a mandare una missione di osservatori elettorali in occasione delle elezioni in Libia, previste a giugno, riferisce la Commissione Ue nel suo rapporto annuale sulle relazioni con i Paesi vicini. L'Ue sta aiutando le autorità a organizzare le elezioni per il congresso nazionale, anche se la situazione in Libia rimane ancora "molto fluida", sottolinea il rapporto, con "una generale mancanza di coordinamento e limitata capacità istituzionale".


19 maggio 2012

TRIPOLI - La commissione elettorale libica ha annunciato che il periodo di iscrizione sulle liste elettorali è stato prorogato di una settimana, fino al 21 maggio, per incoraggiare la partecipazione alle prime elezioni nazionali dalla caduta di Muammar Gheddafi.
Oltre un milione e mezzo di libici si sono registrati per le elezioni previste a giugno, ha dichiarato alla stampa Nuri Abbar, presidente della commissione. La Libia ha sei milioni di abitanti, di cui 3,4 milioni di potenziali elettori. I 200 membri dell'Assemblea che sarà eletta dovranno nominare un comitato di esperti incaricati di redigere un progetto di costituzione che sarà in seguito sottoposto a referendum. Sono complessivamente 120 i seggi riservati ai candidati indipendenti, mentre i movimenti politici si sfidano per i restanti ottanta. Procedura che ha suscitato critiche nel Paese, in particolare a Bengazi, la grande città orientale, dove i sostenitori delle urne hanno invitato a boicottare le urne.


Da  BBC  
Mr. Belhaj ha detto di aver consegnato nella notte di lunedì le sue dimissioni dichiarando alla Associated Press che ora è “tempo di entrare in politica”.
Ha detto di aver  lasciato il Consiglio militare di Tripoli al fine di competere nelle elezioni del prossimo mese come leader del Partito della Nazione.
Alle elezioni i libici dovranno eleggere l’Assemblea costituente: 200 membri che redigeranno la Costituzione che per dare un assetto politico al paese. Mr. Belhadj, ha dichiarato alla BBC che tutti i ribelli e miliziani dovrebbero ora entrare nelle forze di sicurezza dello stato o nelle istituzioni e dedicarsi a ricostruire la Libia.






Libia, elezioni il 20 giugno. E le imprese italiane festeggiano

L’indiscrezione, proveniente da fonti dell’intelligence italiana, ha avuto l’effetto di una iniezione di fiducia per decine di imprese: le elezioni in Libia dovrebbero tenersi davvero nei tre giorni fra il 20 e il 23 giugno, anziché essere posticipate di qualche mese come ventilato con insistenza negli ultimi tempi. Nelle riunioni del Consiglio nazionale di transizione (l’organismo che sta cercando di tenere unito il paese e di traghettarlo verso la democrazia) si sarebbe ormai affermata la linea della componente filoamericana, favorevole a votare al più presto, a scapito di quella legata alla Francia, che spinge da mesi per un rinvio a dopo l’estate.
La prima ragione che milita contro l’allungamento dei tempi è lo spettro di una frantumazione della Libia fra le due componenti storiche della Tripolitania e della Cirenaica, che si farebbe più consistente se la transizione andasse per le lunghe. Organizzare le votazioni da qui a un mese non sarà certo una passeggiata, ma ha il vantaggio di ridurre l’incertezza e ridare una prospettiva di sviluppo al paese. Anche dal punto di vista economico. Ed è proprio questo che incoraggia le nostre imprese a farsi avanti in vista di un processo di ricostruzione del paese che si annuncia davvero imponente.
Prima della caduta di Gheddafi l’Italia era il primo partner commerciale libico e aveva in cantiere una quantità di iniziative in settori strategici come i trasporti, le infrastrutture, l’edilizia. Poi, con la rivoluzione dell’anno scorso, questa posizione ha cominciato a essere seriamente insidiata da altri paesi: Francia, Usa, Inghilterra, ma anche Turchia, Cina, Brasile.
Per cercare di parare il colpo (e supplire alla minore intraprendenza del governo italiano rispetto a quelli di altri paesi) si è creata la Task force del Nordest per la ricostruzione della Libia, un consorzio privato di più di cento piccole e medie imprese italiane, soprattutto venete, che vedono nella Libia uno sbocco commerciale importante e una possibile base per tutto il Nord Africa, vista anche la stagnazione drammatica del nostro mercato interno.
Il presidente Arduino Paniccia, direttore accademico del centro studi strategici Niccolò Macchiavelli e docente di studi strategici all’Università di Trieste, ha già compiuto un viaggio in Libia (supportato sia dall’ambasciata che dalla sede locale dell’Ice) e preso contatti a nome della Task Force con il Consiglio di transizione.
Sul tappeto ci sono progetti importanti, come la nascita di uncollegamento marittimo fisso fra Venezia e Bengasi, un collegamento aereo fra Venezia e Tripoli, la costruzione di un impianto industriale per la produzione di semirimorchi nella zona di Misurata. «Le imprese italiane» dice Paniccia «hanno ancora un’ottima immagine presso l’opinione pubblica del paese. I libici ci considerano amici e al tempo stesso sanno che siamo in grado di assicurare standard di qualità superiori rispetto ad altri paesi».
Il discorso vale in particolare per i massicci lavori edilizi che dovrebbero cominciare appena superata l’attuale fase di incertezza politica. Si parla di grandi strutture ospedaliere e anche di programmi per la costruzione di case popolari, per cui le aziende italiane, vista la vicinanza fisica e i rapporti coltivati negli ultimi decenni, potrebbero svolgere un ruolo di primo piano.
Tutto questo potrà succedere però solo dopo le elezioni. Per questo tante imprese aspettano con le dita incrociate, sperando che si tengano davvero il mese prossimo e riescano a portare quella stabilità che è la prima condizione per lo sviluppo del paese.

venerdì 18 maggio 2012

Una riflessione sulle donne arabe


In questo mondo non si finisce mai di imparare. In questi giorni ho cercato di capire meglio la posizione della donna nella società araba e tunisina in particolare, con delle grosse sorprese. Quando si parla di queste persone si parte da un preconcetto che vuole imporre a questi paesi un'idea di "libertà" della donna all'occidentale, lontano anni luce da quello che poi qui si respira. Ho parlato con donne e ragazze di tutte le età ed estrazioni sociali. Le risposte che mi hanno dato mi hanno molto sorpresa. 



Il tutto è inziato l’anno scorso quando ho aiutato una famiglia di rifugiati libici. Il desiderio di conoscere meglio le loro scelte, i motivi e gli obblighi a cui andavano in contro mi interessava molto, soprattutto perchè portavano il niqab. In Libia vige la poligamia, legale o no, le donne che avevo conosciuto dividevano lo stesso uomo con altre mogli. Non vivevano tutti insieme ma in case diverse, se non in paesi diversi. La difficoltà era di equilibrare la sua presenza nei diversi nuclei familiari. Tra le donne c’era la preferita, quella con cui l’uomo passava piu’ tempo e di conseguenza quella che beneficiava in maggior parte delle sue ricchezze. Le due donne non avevano visto quasi mai loro padre e avevano dovuto imparare ad arrangiarsi anche per sopravvivere.

Nel mondo arabo un buon marito è colui che provvede alle necessità della sua famiglia, della sua donna e dei suoi figli. La sua presenza non è necessaria nell’ambito familiare, i sentimenti sono superflui, tutto è legato ad un puro e semplice fattore economico.
Ho  accettato passivamente questo racconto credendo che la Libia fosse un caso a parte e che un confine geografico cambiasse la mentalità delle persone. 

Negli ultimi giorni il discorso si è ripresentato e ancora una volta ho avuto delle risposte che mi hanno veramente messa in difficoltà. Cerchiamo in continuazione di inserire la libertà della donna secondo un punto di vista occidentale in un paese in cui la mentalità è completaente opposta a tutto quello che si puo’ immaginare. Il mondo arabo non è solo grandi città dove uomini e donne vivono insieme, frequentano locali alla moda. C’è una netta scissione tra il sesso maschile e quello femminile ed ancora tra vita in provincia e vita in città.  Le donne appartengono a diverse categorie a seconda del lavoro che fanno. Una donna che sta in casa e si occupa esclusivamente di quest’ultima “appartiene” al suo uomo, non ha diritto di partecipare alle discussioni e deve accettare passivaente le decisioni. L’influenza aumenta con l’istruzione e il tipo di lavoro o posizione lavorativa che si riesce a raggiungere.
Ascoltare i racconti di queste ragazze che sognano di sposarsi e trovare l’uomo perfetto, quello che le porterà nella loro casa e che darà loro tutto il necessario per vivere mi ha veramente spiazzata. L’amore non ha una sua fisicità ma una semplice traduzione economica. Sono donne forti, complete molto piu’ equilibrate di molte ragazze occidentali.
Donne emancipate che occupano posizioni importanti a sempre legati a due universi distinti quello femminile e quello maschile, due strade che marciano parallelamente a tutti i livelli e che hanno pochi punti d'incontro se non esclusivamente all'interno del nucleo familiare.

Un anno fa la Tunisia era invasa da una marea di rifugiati in fuga dalla guerra in Libia. La Mezzaluna Araba riusciva con la solidarietà del popolo a sfamare una marea umana. L’UNHCR era presente con i suoi mezzi ed una critica veniva fatta in continuazione dai volontari. Queste associazioni internazionali entrano nei paesi in crisi portando con loro dei “protocolli” molto rigidi, rodati piu’ volte in giro per il mondo. Tutti avevano denunciato la mancanza di flessibilità che ha lasciato all’UNHCR un ruolo molto marginale soprpassata di gran lunga dalla solidarietà locale e dai volontari della Mezzaluna Araba.

Forse alla fine è vero il detto “Donne e buoi dei paesi tuoi”. Bisognerebbe pensarci prima di voler esportare modelli di democrazia alla quale noi siamo abituati ma che nulla hanno a che fare con altri paesi con altre mentalità e tradizioni.

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